mercredi 15 août 2012

La Métamorphose - Franz Kafka

Informations :

Auteur : Franz Kafka
Éditions : Folio Classique
121 pages
2,50 €

Quatrième de couverture :

La Métamorphose révèle une vérité méconnue, les conventions disparaissent, les masques tombent. Le récit qui porte ce titre est un des plus pathétiques et des plus violents que Kafka ait écrits ; les effets en sont soulignés à l'encre rouge, les péripéties ébranlent les nerfs du lecteur. C'est l'histoire, " excessivement répugnante ", dit l'auteur, d'un homme qui se réveille changé en cancrelat. Cette transformation est un châtiment imaginaire que Kafka s'inflige. Et son personnage est celui qui ne peut plus aimer, ni être aimé : le conflit qui se déroule dans une famille bourgeoise prend une ampleur mythique. Seuls quelques éléments comiques ou grotesques permettent de libérer l'oppression du cauchemar.

Mon avis :

La Métamorphose est un livre que je devais lire cette année dans le cadre de mon programme de français. N'étant pas très féru de littérature classique, je l'avais commencé mais laissé de côté, préférant me consacrer à d'autres lectures que je jugeais alors plus intéressantes. Bon, je vous le concède, c'était une erreur de ma part, et je me suis d'ailleurs trouvé bien bête lorsque le professeur qui m'a fait passer mon oral de français m'a demandé de résumer le livre... Enfin bref, le fait est que j'ai décidé de remédier à cette erreur cet été en le lisant (non sans une certaine difficulté...). À l'heure où j'écris cette chronique, je ne suis pas encore sûr de ce que j'ai pensé de ma lecture. Je ne donnerai d'ailleurs pas de note, tout simplement parce que je ne me sens pas capable de le faire pour un livre comme celui-ci ; peut-être n'ai-je pas encore le bagage littéraire, historique et culturel suffisant ? Mais je vais tout de même essayer de vous donner mon ressenti.

Que dire sur ce livre ? Je crois que si je devais le résumer en un mot, aucun ne conviendrait mieux qu' " étrange ". Étrange à tous les niveaux, à commencer par l'histoire : Nous suivons ici Gregor Samsa, jeune homme tout ce qu'il y a de plus normal jusqu'à ce qu'il se réveille un beau matin d'automne métamorphosé en cancrelat (de taille humaine !). Cette situation se met en place dès la première ligne du livre, toute la suite nous contant la dégénérescence de Gregor qui va, au fil des mois, perdre son humanité pour connaître une fin tragique. Il faut bien le dire, résumée comme ça, l'histoire fait froid dans le dos !

Ma principale difficulté concernant cette lecture a été la longueur du livre : les quelque 120 pages n'auront pas suffi à me faire totalement rentrer dans l'histoire. À côté de ça, j'ai éprouvé tout un panel d'émotions assez contradictoires durant ma découverte du récit. Il faut savoir que dans la préface du livre, il est dit qu'on ne peut pas aimer ce qu'est devenu Gregor Samsa. Pourtant, je n'ai pas pu m'empêcher de ressentir de la pitié pour lui et la situation dans laquelle il se retrouvé piégé. Parallèlement à cette pitié, j'ai éprouvé un certain dégoût pour ce jeune homme métamorphosé en cancrelat (il faut dire que la métamorphose aurait pu être disons... plus mignonne). Mais bien que Gregor soit décrit comme l'être ne pouvant plus aimer et être aimé, j'ai trouvé qu'il restait le personnage le plus humain de l'histoire ; le comportement de sa famille à son égard est totalement odieux et m'a à plusieurs reprises fait grincer des dents. Ceci dit, il faut avouer que je ne sais pas comment j'aurais réagi si j'avais été à leur place...

En ce qui concerne le style de Kafka, je ne l'ai pas trouvé particulièrement riche. Il m'a paru très abordable et je n'ai pas éprouvé de difficultés particulières le concernant à la lecture. En revanche, je vous avoue que j'ignore encore les raisons qui ont poussé l'auteur a écrire cette histoire. Les hypothèses qui sont données dans la préface ne m'ont absolument pas convaincu, et La Métamorphose reste pour moi l'un de ces grands livres de la littérature dont les origines demeureront à jamais obscures.

Le petit extrait qui fait envie :

« Lorsque Gregor Samsa s’éveilla un matin au sortir de ses rêves agités, il se retrouva dans son lit changé en un énorme cancrelat. Il était couché sur son dos, dur comme une carapace et, lorsqu’il levait un peu la tête, il découvrait un ventre brun, bombé, partagé par des indurations en forme d’arc, sur laquelle la couverture avait de la peine à tenir et semblait à tout moment près de glisser. »

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